Entrée sur l’île du prince Edouard
Nous arrivons sur l’Île-du-Prince-Édouard, prêts à découvrir cette petite province maritime à notre rythme. L’air est frais, les paysages sont dégagés, et tout semble paisible.
De l’Île Saint-Jean à l’Île-du-Prince-Édouard
Avant de porter son nom actuel, l’Île-du-Prince-Édouard s’appelait Île Saint-Jean. Ce nom lui est donné par les Français au début de la colonisation au XVIIe siècle, en référence à saint Jean-Baptiste, le saint patron des Canadiens français.
Saint Jean-Baptiste
La première colonie française permanente sur l’île est fondée à l’été 1720. Environ 200 colons venus de France débarquent à bord de trois navires affrétés par la Compagnie de l’Isle Saint-Jean. Cette compagnie, dont le principal actionnaire est le comte de Saint-Pierre, avait reçu l’île en concession du roi Louis XV. L’objectif était d’y établir une population stable et de développer une pêche sédentaire à la morue. La concession stipulait que 100 colons devaient s’y installer la première année, puis 50 supplémentaires chaque année suivante.
En 1758, durant la guerre de Sept Ans et dans le contexte de la déportation des Acadiens, les Britanniques prennent le contrôle de l’île. Celle-ci conserve temporairement un nom anglisé, St. John’s Island, mais ce nom provoque rapidement des confusions avec d’autres lieux aux appellations similaires, comme Saint John (Nouveau-Brunswick) et St. John’s (Terre-Neuve).
Pour clarifier les choses et affirmer l’identité britannique de la colonie, l’île est officiellement renommée en 1799 : elle devient Prince Edward Island, en hommage au prince Edward Augustus, père de la future reine Victoria et commandant en chef des forces britanniques en Amérique du Nord à cette époque.
Le Prince Edward Island
Ce nouveau nom marque ainsi la fin d’une époque française et l’enracinement de l’île dans l’empire britannique.
Visite du musée acadien de Miscouche
Bien que le Musée Acadien soit petit, nous y consacrons une bonne demi-journée, tant son contenu nous passionne.
Chaque objet, chaque récit nous plonge dans l’histoire méconnue et pourtant si touchante de l’Acadie, cette partie de l’histoire de France qui résonne encore aujourd’hui.
On y découvre des objets anciens, des témoignages écrits, et des photos qui illustrent la vie quotidienne des communautés acadiennes. La visite est instructive et bien présentée.
Nous prenons le temps de lire, d’observer et de comprendre, parce que derrière ces murs modestes se cachent des siècles de résistance, de traditions et de courage.
L’Acadie, c’est bien plus qu’un simple chapitre oublié : c’est une histoire vivante que nous voulons honorer.
D’ailleurs, à la rentrée, nous préparons un article entier sur le destin des Acadiens, pour raconter leur parcours, leurs luttes et leur héritage. Parce que leur histoire mérite d’être connue et partagée.
Côté gastronomie sur l’île
Nous trouvons des moules bleues, que nous préparons simplement avec tomates, chorizo, ail, un délice… L’île produit 80% de la production nationale de moules bleues. Elles sont élevées en suspension, sur filières, ce qui permets d’obtenir de belles coquilles bien grosses et une chair bien charnues.
Nous goûtons également aux huîtres locales, crues, simplement ouvertes avec un filet de citron. L’île produit environ 30 % des huîtres de type Malpèque ( absent en France…), reconnues pour leur goût doux et légèrement salé.
Elles sont trop douces et trop peu salés pour nous…
Les phares de l’île
Nous faisons aussi le tour de plusieurs phares emblématiques. Celui de West Point, avec sa structure rayée noire et blanche, est le premier que nous visitons.
West Point
Il est situé tout près d’une plage tranquille, et le cadre est agréable.
Viens ensuite sur notre route le phare de North Cape
Le phare d’East Point, à l’extrémité opposée de l’île, marque le point de rencontre entre deux courants marins.
Le vent y est fort, mais la vue vaut le détour. Nous en profitons pour marcher le long des plages rouges, typiques de l’île, avec leur sable coloré par la terre riche en fer. Le contraste entre la mer et les falaises rouges est frappant.
East Point
Le renardo
La maman renard
L’Île-du-Prince-Édouard se prête bien à un voyage avec Capsule : les distances sont courtes, les routes tranquilles, et les arrêts nombreux entre nature, histoire et bons produits à cuisiner soi-même.
Un des nombreux spots de rêve…
Les falaises
A très bientôt pour de nouvelles routes en Europe
Nous approchons d’Halifax dans la province de Nouvelle Ecosse. Le 22 juillet, nous déposons Capsule pour sa dernière traversée avant les retrouvailles sur le sol européen.
Capsule quitte le territoire américain le 25 juillet et nous laisse en totale autonomie pour nos deux dernières semaines au Canada. Au programme : camping et voiture de location pour parcourir les 1500 km qui nous séparent de Montréal, où nous prendrons l’avion. Prochaine étape : récupérer Capsule au port d’Anvers, si tout se passe comme prévu, le 8 Aout.
Bel été à tous !
A vous, nos chers lecteurs qui nous suivez avec tant de bienveillance, nous souhaitons un très bel été ! Profitez du soleil, des escapades et des rencontres qui font le sel de la vie.
De notre côté, c’est une petite pause… avant de reprendre l’écriture d’articles fin Aout. Nous reprendrons la route normalement début Octobre avec Capsule, notre fidèle compagnon de voyage. Les aventures continueront vers la Grèce, et, nous aurons tant à vous raconter !
En attendant, gardez la curiosité en éveil et l’esprit voyageur… On se retrouve très vite !
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